blogs.fr: Blog multimédia 100% facile et gratuit

Houria

Blog multimédia 100% facile et gratuit

 

BLOGS

Court-métrage de Mohamed YARGUI

Court-métrage de Mohamed YARGUI

Blog dans la catégorie :
Cinéma

 

Annonce vocale

 

Statistiques

 




Signaler un contenu illicite

 

Houria

Houria court-métrage de Mohamed YARGUI

 

Ecouter  

Houria : Rania SEROUTI Le Papa : Larbi ZEKAL Le Violeur : Ouahid GASMI Lamia : Lynda SELAM

Houria : Rania SEROUTI
Houria : Rania SEROUTI 

Houria, jeune femme de 23 ans, séquestrée et violée parvient néanmoins à s’échapper. Elle découvre alors une société qui l’accuse et la rejette. Ne supportant pas cette situation, elle erre de ville en ville.

 On la retrouve 10 ans plus tard chez ses parents, installés à Bejaia fuyant le déshonneur et la honte. Alors qu’Houria commence à retrouver goût à la vie, elle rencontre par hasard son violeur sous les traits d’un herboriste. Cette rencontre inattendue fait rejaillir ses tourments et l’entraîne dans une spirale de peur et de détresse. Houria décide alors que le seul moyen d’échapper à sa souffrance est de dénoncer son bourreau. Elle se heurte alors à sa propre sœur qui, pensant préserver l’honneur et la réputation familiale, s’oppose à sa décision.

 Seule et désespérée par l’incompréhension qui l’entoure et l’étouffe, Houria décide à nouveau d’affronter son destin et dévoile son terrible secret.

 

 

 

 

les personnages du film

 

Ecouter  
 

 

Un Ahaggar pour Houria ...

 

remise de l'ahaggar d'or

remise de l'ahaggar d'or
remise de l'ahaggar d'or 
Cloture du festival international du film arabe d'Oran
Publié le : 16/09/2007 12:41:00 http://www.afriblog.com/blog.asp?code=ledivandecoccynelle&no_msg=610

Un Ahaggar pour Houria et des lauriers pour Khaled

 A Oran errer dans les quartiers inconnus, la nuit, ne fait pas peur. La ville tourne certes le dos à la mer, mais n'en n'ai pas très loin. Belle et chaleureuse El-Bahia donne envie  de rester pour toujours au milieu de tous ses vestiges architecturaux, il semble que les invités du festival pensent la même chose, puisqu'ils n'ont cessé de se balader dans les rues spacieuses entre les habitants d'Oran. Les célébrités arabes ont laissé le confort des grands palaces réservés à leur intention pour se promenait dans une ville qu'ils ne connaissaient pas, c'est dire si la ville est accueillante.

Oran est pétillante, encore plus dans la soirée du vendredi si particulière, en effet après sept jours d'intense compétition et d'émotion, voilà que le festival ferme ses portes en apothéose jusqu'à l'année prochaine…(peut-être)

La cérémonie qui a débutée un peu tard a drainé un monde fou, pas une place de libre au Théâtre de Verdure d'Oran, les gens ne trouvaient où s'installer, plus aucun espace de libre, de loin ils donnaient l'impression d'être une pâte bariolée qui mouvait d'un coté à l'autre.

Retenons que ce n'est pas la remise des prix qui intéressait les citoyens, mais des rumeurs annonçaient la venue de Khaled, le roi du rai, Ze King !

Des rumeurs qui se confirmées de plus en plus, les gens venaient de tous les quartiers d'Oran, une soirée inoubliable se profilait, chose rare qu'il ne faut pas mettre de coté.

Effectivement une soirée mémorable surtout pour Mohamed Yargui qui obtient l'Ahaggar d'or pour son court-métrage de 26 minutes intitulé «Houria», vu la qualité, le jeu des comédiens et le professionnalisme du réalisateur c'était une chose prévisible pour beaucoup de personnes. A quelques minutes de la cérémonie de clôture, Mohamed Yargui nous avait confié qu'il ne s'attendait pas à obtenir le prix, pensant qu'il ne faisait pas le poids avec les courts-métrages égyptiens.

La compétition a été rude les membres du jury ont retenu trosi œuvres, « A Sheherazade tale » du libanais Rami Kodeih, « Rouge et bleu » de l'égyptien Mahmoud Sulaiman, et « Houria » de l'algérien Mohamed Yargui

 Il a eu une grande surprise quand les membres du jury lui ont fait une ovation, Mohamed Yargui ému et au comble de la joie n'a pas fait un long discours, il a juste déclaré «je n'ai qu'un seul mot à dire ; merci! », cédant ainsi la place au jury des longs-métrages présidé par l'acteur égyptien Hussein Fehmy qui déclare « nous avons choisi le film le plus fort en émotion et en qualité parmi les 16 en compétition».

 Après avoir remis le prix du meilleur scénario à l'irakien Oday Rashid, le prix du meilleur réalisateur au tunisien Nacer Khémir, le prix de la meilleure actrice à la syrienne Soulafa Maamar, le prix du meilleur acteur à l'égyptien chérif Mounir et le prix spécial du jury à l'œuvre de Mohamed Chouikh intitulée «Douar Enssa » (Hameau de femmes), le jury dans son unanimité a remis l'Ahaggar d'or 2007 au film intitulée «Making off » du tunisien Noury Bouzid, qui signe son quatrième long-métrage.

Le film a pour tableau de fond le décor et l'ambiance d'un plateau de tournage, qui raconte la chute inéluctable du personnage principale, Bahta, chômeur et amateur de danse rêvant de succès européens et dont le chemin vers la gloire commencerait par regagner la Sicile comme tant d'autres  jeune s « haraga »

Au fur et à mesure que l'eldorado de Bahta s'éloignera de lui, il avancera vers le monde de l'intégrisme tombant sous l'influence d'un prédicateur qui le prépare vers l'attentat suicide.

Techniquement, la fiction se décline sur deux niveaux, comme un film dans un film ; avec l'entrée en scène du réalisateur Noury Bouzid qui apparaît et qui s'adresse à son acteur principal.

Dali, lui-même interprétant le rôle de Bahta. La fiction est à la frontière du réel, avec une réalité traitant de la guerre du Golfe, qui sous-entend une ambiance de révolte dans les séquences tunisiennes de « Making off »qui rappelle la véhémence de la rue Arabe.

L'Algérie et la Tunisie sont donc les reines de la fête !

Une fête animée par une force de la nature « Khaled le king ». Tout a été étudié pour que le concert se passe dans les meilleures conditions qui soit, un dispositif de sécurité impressionnant afin de dissuader les trouble-fête, un espace réservé au célébrité et autres notables d'Oran, des moyens techniques à la hauteur des musiciens de Khaled, rien n'a été omis, sauf peut-être le manque de considération envers la population oranaise qui s'est déplacées en masse et en famille pour voir leur idole, ça grouillé de monde que même les forces de police ont noté quelques débordements, des « haraga » au théâtre de Verdure d'Oran qui entraient illicitement, quand le comique rencontre l'absurde ça nous donne une image claire et précise de notre réalité ! 

Khaled ne s'est pas ménagé, il a chanté, dansé avec son public qui connaissait toutes ses chanson, même les plus anciennes, Khaled généreux et chaleureux a offert un concert mémorable  aux présents, qui étaient vraiment en manque d'un tel show.

Dans les coulisses du festival international du film arabe d'Oran, on a tout vu et tout entendu, un directeur d'hôtel qui bloque les chambres des journalistes avec tous leur matériels, car les organisateurs ont « oublié » de régler la note, des stars capricieuses qui ne font qu'à leur tête, des film dans un très mauvais état de projection, des conférences qui manquent de débat, l'absence de coordination entre l'équipe d'organisation, mais aussi des fêtes dans les grands hôtels de la ville, des journalistes assistés qui ne bougent pas le petit doigt si on leur donne pas tous les moyen (c'est à se demander si ils travaillent dans des journaux indépendants ou d'assistanat social !) Des gens qui désertent la salle de cinéma parce que le thème traite de sujets tabou (sexe drogue et alcool), un organisateur qui prétend que les médias égyptiens et marocains font tout pour casser le festival, et ajoute que «les journalistes algériens enveniment de plus belle la situation…»

Il est certain que pour une première édition les moyens matériels ne sont pas négligeables, et la cérémonie d'honneur organisé pour les artistes du festival par le président de la République , vient renforcer la crédibilité d'une telle initiative.

 Toutefois, il est plus profitable à la commission d'organisation de Habib-Hamraoui Chawki d'accepter les critiques émises par leurs confrères, surtout quand elles sont constructives ; le mieux et de se dégager de toute susceptibilité et d'affrontement inutile.

Après tout on est dans le même camp, celui de rendre à notre pays la gloire qui lui est propre sur la place internationale, nous avons été trop longtemps privé de ce mérite !

 

 

Taghit d’or. Clôture en apothéose

 

 

Taghit d’or. Clôture en apothéose

 

Le ministre de la Communication a clôturé hier, en compagnie des autorités locales, le grand rendez-vous cinématographique qui a duré cinq jours, soit du 12 au 17 novembre.

Le ministre de la Communication a clôturé hier, en compagnie des autorités locales, le grand rendez-vous cinématographique qui a duré cinq jours, soit du 12 au 17 novembre.
Dans une ambiance de fête, la clôture du Taghit d’or a été suivie dans la soirée par une animation organisée à proximité des dunes de sable par des troupes musicales et retransmise en direct par l’ENTV en présence des cinéastes, de journalistes et de nombreux visiteurs. La cérémonie de remise des prix des films court métrage sélectionnés parmi les 32 films algériens visionnés a été présidée par un jury de cinq membres constitué de journalistes, d’écrivains et de cinéastes. Les films étrangers projetés (Egypte, Mexique, Liban, Maroc, Palestine) sont hors compétition du festival.
Ainsi, le meilleur prix court métrage a été décerné au film L’autre de Messaoudi Smaïl qui reçoit 500 000 DA.
La meilleure interprétation féminine est revenue à Ramia Serouti pour son rôle dans Houria, qui obtient
250 000 DA.
L’interprétation masculine est décernée à Ishak Allel pour son rôle dans Je voudrais Chahira, et qui
reçoit 250 000 DA.
La meilleure réalisation est attribuée à Koussim Yanis, pour son film Khti, (ma sœur) qui reçoit 500 000 DA.
Enfin, le cinquième et dernier prix concerne le meilleur scénario du film Les étrangers, réalisé par Bahia Boukrouh, qui reçoit 250 000 DA.
Le festival Taghit d’or, dont on annonce l’institutionnalisation à partir de cette année, se veut un nouveau départ du cinéma algérien et sa promotion après plusieurs années de marasme dans la production cinématographie que ce soit sur le plan qualitatif que quantitatif, fait-on savoir auprès des cinéastes.
En marge de la remise des prix, le ministre de la Communication a annoncé, en guise d’encouragement, la prise en charge totale par son département de la réalisation d’un court métrage par un jeune de la localité de Taghit. Aussi, l’ambassadeur du Mexique dont le pays est présent à la manifestation cinématographique par la projection d’un film mexicain de court métrage Verde (Verte) a annoncé la construction gratuite d’une école au profit des élèves de la wilaya de Béchar qui sera réalisée par une entreprise pétrolière mexicaine, a indiqué le wali de Béchar.
Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

 

M. Nadjah


 

Entretien avec Mohamed Yargui

 

Entretien avec le réalisateur de HOURIA
Publié le : 18/08/2007 12:46:00 http://www.afriblog.com/blog.asp?code=ledivandecoccynelle&no_msg=6101

 

Entretien avec Mohamed Yargui

 Coccynelle : Comment es-tu tombé dans le bain du cinéma ?
Mohamed Yargui : Je suis agronome de formation, je n’ai jamais eu conscience de ma passion pour le cinéma. Un jour j’assiste à une conférence, et en sortant de la salle, je lis sur une affiche «Techniques Cinématographiques» c’était le coup de foudre.

Et c’est comme ça que tu t’es inscrit à ces cours ?
Oui tout a fait. Je me suis inscrit immédiatement à ces cours, où on m’a appris à décortiquer des textes de théâtre, à comprendre la psychologie des personnages...etc, c’était très captivant, je me suis vite mis au travail.

Une première réalisation ?
Mon premier court-métrage date de 2006, il s’intitule « Au bout du tunnel », d’ailleurs, j’ai obtenu, grâce à lui, l’Olivier d’or au festival du film Amazigh dans la même année.

De quoi traitait le film ?
Le film tourne autour de la question des diplômés qui sortent enthousiastes des universités algériennes, mais qui tombent rapidement dans un supplice que tous les jeunes connaissent à notre époque, le chômage.

Quels étaient les moyens mis à ta disposition pour cette réalisation ?
Je dois reconnaître que c’est avec des comédiens du théâtre de Béjaia que j’ai fait ce film, l’équipe de tournage était toute bénévole, donc je n’ai pas eu trop de problèmes financiers pour monter mon film

Et Houria ?
Quand à Houria, il a bénéficié des apports financiers de la manifestation « Alger capitale de la culture arabe 2007.»

Pourquoi avoir choisi le thème du viol ?
Le viol est un thème qui scandalise la famille algérienne, je ne veux pas amoindrir ce geste criminel, mais mon but était de démontrer que les victimes de viol ne sont pas prises en charge ni par leur famille ni par le corps médical, encore moins l’Etat, alors qu’elles subissent un traumatisme irréversible.

Pourquoi, ne penses-tu pas qu’il puisse y avoir de solutions pour les victimes ?

Il n’y a pas de remède aux victimes de viol. Le traumatisme s’amplifie chaque jour, chaque année, j’ai vraiment voulu démontrer cela, afin que les gens prennent conscience que le coupable de leur «déshonneur» n’est qu’un rustre barbare.

Le rôle principal de Houria est interprété par Rania Serouti qu’on voit beaucoup ces derniers temps pourquoi elle et pas une autre ?
Rania est une grande actrice, c’était aussi mon professeur en art dramatique, je ne connais pas une autre personne capable de sauter d’un rôle à un autre aussi sereinement et avec tant de maîtrise.

Qu’est-ce que ça te  fait de participer au Festival du film arabe d’Oran ?

Je suis très content d’y participer, c’est toujours intéressant de voir que notre pays s’ouvre aux autres cinématographies et surtout les réunir dans un même Festival. Cela m’a permis de voir ce que d’autres jeunes font en matière de réalisation.

Qu’est-ce qui t’as le plus plu ?

Ce qui m’a le plus impressionné c’est la maîtrise, et le professionnalisme des Egyptiens, c’est quelque chose que je retiens fortement

Tu  ne relève pas de points négatifs à ce festival ?
Il y a certes des disfonctionnements dans ce festival, la machine n’est pas bien huilée. Mais ça nous fait une bonne expérience, nous prenons conscience d’ores déjà des choses négatives. Maintenant, le but est de faire mieux l’année prochaine en gardant un oeil critique et de faire en sorte de s’adapter aux normes internationales.